mercredi, 26 mars 2008
We Are Making Progress
L'idée de "progrès" ("We're making progress"). "On parle aux enfants et on n'arrive plus à utiliser l'expression "faire des progrès" sans penser aux "progrès" qui sont prétendument accomplis en Irak, dit Naomi Shihab Nye, poète et auteur de livres pour enfants. Les mots ont été maltraités. Il faut leur redonner une respiration."
Cet article parle de la langue de l'ère George W. Bush et des réponses possibles. Un peu comme lorsque l'on parle sans cesse de réformes, sans dire lesquellles, comment, pour quoi ou pourquoi et surtout pour qui.
17:07 Publié dans Langues du monde | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : anglais, etats-unis, usa, bush, novlangue, lti



Commentaires
Le progrès et la réforme nouveaux mots d'ordre de ceux qui nous annonçaient il y a peu la fin de l'Histoire
Écrit par : dotsie | mercredi, 26 mars 2008
Oui, joli paradoxe...
Écrit par : Dominique | mercredi, 26 mars 2008
«Un peu comme lorsque l'on parle sans cesse de réformes, sans dire lesquellles, comment, pour quoi ou pourquoi et surtout pour qui».
Tout juste !
Un autre, qui m'a négligemment serré la main -à ma pince défendante- le 24 avril 1963, disait «l'Europe, l'Europe, l'Europe» sans sauter comme un cabri.
Un ex-porteur de cornes n'hésite pas à scander avec constance «réforme, réforme, réforme» en mouvant épileptiquement ses articulations acromio-claviculaires, avec le contrechant de ses choristes attitrés.
Réforme est un mot qui peut s'entendre de différentes manières. Cependant, tout laisse croire que seuls les mots «correction» et «amendement» ont été compris par Notre Cher Gouvernement.
Écrit par : Olivier | vendredi, 28 mars 2008
réforme est un mot intéressant : s'agit-il de changer ou reformer (sans accent) ou encore changer pour reformer, autrement dit restaurer la bonne vieille règle ?
Écrit par : dotsie | vendredi, 28 mars 2008
Être réformé signifait être inapte pour le service et ne pas remplir ses obligations militaires. Pour se faire on pouvait se faire passer pour P4 ou jeûner. Dans le temps.
Écrit par : michèle | samedi, 29 mars 2008
Dotsie, c'est bien le problème : qu'y a-t-il derrière le mot "réforme" donné comme un impératif ? Une reforme pour supprimer les précedentes réformes progressistes et revenir vers le passé en rétablissant les privilèges d'ancien régime (avec leurs prébendes, vénalités et diverses gabelles pour le bas-peuple) ou une réforme pour s'adapter vraiment au nouveau monde qui nous attend tous (comme il a attendu déjà auparavant tous nos ancêtres et nous par conséquent). La réforme en soi ne veut rien dire : bien malin serait celui qui serait capable de dire quelle aurait pu être la réforme susceptible d'éviter la Révolution en 1786.
Écrit par : Dominique | samedi, 29 mars 2008
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