dimanche, 10 février 2008
De la dépêche d'Ems au SMS
Environ tous les cinq ans, nous assistons à une nouvelle «crise» linguistique. Surgissent alors nos angoisses identitaires et nos craintes de disparaître.
Je ne dirais pas que le Québec traverse une crise linguistique tous les cinq ans, c'est en fait tous les mois ou au mieux tous les deux mois. Que ce soit pour le ministre seulement anglophone chargé de la francophonie, la lobbyiste anglophone nommée au conseil supérieur de la langue française, l'obscur dépanneur de Montréal qui affiche en anglais seulement, le CEGEP perdu au fond des bois qui donne des sujets mal rédigés, l'annonce des rectifications orthographiques dans les écoles avec dix-sept ans de retard, l'établissement d'une norme québécoise dans les dictionnaires, les accommodements raisonnables, les insultes d'animateurs anglophones ou bien français sur TV5, le sous-titrage ou le doublage des films, et bien d'autres choses encore... Tout est crise au Québec, ce pays encore plus étrange et bizarre que la Belgique. Mais ce qui est rassurant, c'est que les crises y sont linguistiques alors qu'elles sont médiatiques en France. On s'interroge ici sur la réalité d'un SMS ! On est tombés bien bas depuis la dépêche d'Ems qui a précipité la chute du Second Empire. Les querelles linguistiques au Québec offrent plus d'air frais que cette histoire de SMS...
17:55 Publié dans Francophonie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : langue française, québec, anglais, langue anglaise, ump, sarkozy



Commentaires
Et dire qu'on ne peut même plus se désoler de tout ce bruit pour un "chiffon de papier"...
Ecrit par : Irène | dimanche, 10 février 2008
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