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mercredi, 10 octobre 2007
Promenade
Deux voix se choquaient en rebondissant
on dirait la mer
et voici des arbres
les pas les paroles et les troncs râpeux
là-haut le soleil choisit des feuilles mortes
Deux voix se choquaient en rebondissant
Paris n'est pas loin
le train s'inclinant tourne minuscule
le calme est bruyant
la route s'en va mélancoliquement
Douze doigts poilus effraient quelques nuages
Une pomme de pin tape à ton chapeau
Deux voix se choquaient en rebondissant
ainsi qu'un souvenir qui grinçait des dents
la molle mousse est là et la liberté
une branche se penche
regarde là-bas
les voix sont passées
Trois rochers acceptent nos bras.
Philippe Soupault
19:50 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, poésies, poèmes, poème, surréalisme, écriture



Commentaires
J'aime énomément.
Ecrit par : Rosa | jeudi, 11 octobre 2007
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