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jeudi, 06 septembre 2007
Alphabète
Faut-il rappeler encore que quelqu'un qui est à l'école ne peut pas être analphabète ?
Alors que la démolition en règle de l'école continue d'être un sport national, que les enseignants sont invités à s'investir davantage, qu'un rapport pointe l'analphabétisme des collégiens, notre sondage montre que les Français sont en réalité, contents de leur école
Il n'y a ni illettrisme, ni analphabétisme de ces collégiens ; de la dysorthographie, de l'inculture, de l'ignorance, des lacunes ou de grandes faiblesses, oui. Bien sûr, on peut insulter quelqu'un en le qualifiant d'analphabète, mais alors c'est juste une hyperbole pour dire que c'est un sot ou un ignare. D'ailleurs en Afrique quelqu'un qui est un alphabète, c'est une personne ayant fait des études, ce qui correspondait autrefois en Europe au mot lettré.
12:12 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : langue française, journalisme, presse, média, médias, éducation, enseignement




Commentaires
Un prof me disait que l'on a tous un certain degré d'analphabétisme. Par exemple quelqu'un qui ne déchiffre pas Heidegger est d'une certaine façon analphabète, celui qui a du mal à comprendre son contrat d'assurance aussi. Difficile de saisir le sens des mots dans leur nuance.
Ecrit par : Eric | jeudi, 06 septembre 2007
C'est un emploi figuré encore une fois. Il existe dans le monde anglo-saxon le concept de "literacy" qui ne recouvre pas le fait de comprendre un texte informatif simple et court (modèle PQR), mais aussi d'autres types de discours : plan d'immeuble, horaires de métro, notice d'un appareil, carte routière, schéma d'un kit. On s'aperçoit dans les enquêtes que le niveau d'instruction ne correspond pas toujours au niveau de compréhension et que l'on peut être diplômé du supérieur tout en étant incapable de saisir des énoncés pourtant élémentaires. Mais ce n'est pas ce qui rentre dans l'illettrisme ou dans l'analphabétisme au sens strict.
Ecrit par : Dominique | jeudi, 06 septembre 2007
"Il existe dans le monde anglo-saxon "
C'est curieux, à midi j'ai entendu Jean-Louis Ezine évoquer un journal "saxon" alors qu'il s'agissait à l'évidence d'une publication probablement britannique, mais plus sûrement anglophone.
Maintenant -et décidément, cela ne me lâche pas- je m'interroge toujours aussi dubitativement sur l'emploi du terme "anglo-saxon" pour désigner ce qui concerne autre chose que ce qui regarde uniquement l'Angleterre.
Ecrit par : Olivier | jeudi, 06 septembre 2007
Olivier : "à l'évidence", ou "probablement" ?
Ecrit par : Alice M | jeudi, 06 septembre 2007
Je découvre l'existence des Champardennais.
C'est nouveau ou c'est moi qui ne suis pas up to date ?
Ecrit par : Frédérique | vendredi, 07 septembre 2007
Ecrit par : Alice M : Olivier : "à l'évidence", ou "probablement" ?
Il s'agissait, à l'évidence, d'une formulation probablement incorrecte...
Ecrit par : Olivier | vendredi, 07 septembre 2007
Tout le monde rconnait un lettré en Dominique.
Qu'un certain journaliste de l'Oignon puisse se faire traiter d'illetré peut se concevoir.
Mais les autres, ceux qui commentent içi sans trop dire de bétises, comment doit-on les qualifier ?
Car si le Petit Robert et le TiLF donnent lettré et illettré comme contraires, ils qualifie une connaissance soit trés grande, soit quasi nulle.
Ne saurait-on dire le plus banal ?
Ecrit par : Pilou | vendredi, 07 septembre 2007