lundi, 27 août 2007
Victimologie
Pendant ce véquende, j'ai lu le Figaro magazine (c'est très bien le Figaro, il y a des tas de suppléments comme Figaro chien, Figaro canari, Figaro cochon d'Inde, Figaro tortue, Figaro poisson rouge, et on peut éplucher ses légumes dessus ou garrnir le bac du chat) et j'ai lu ceci :
En tant que ministre de la Justice, j'ai l'obligation de protéger les Français, notamment les victimes et les mineurs.
J'ai été plongé dans des abîmes philippiniens du fait de mes interrogations. Euh... la protection des résidents étrangers - immigrés ou non, touristes ou non - sur le territoire national ne ferait donc pas partie de son rôle ? Les victimes sont-elles toutes françaises ? Les enfants étrangers, on peut s'en moquer ? Les victimes ne sont jamais des enfants ? Bon... elle aurait aussi rajouté qu'elle devait protéger notamment les personnes âgées ou les chiens, si un fait-divers bien sordide avait été dans l'actualité immédiate. Et surtout comment peut-on vouloir protéger une victime alors qu'elle a été déjà victime d'un acte qui n'est qualifié par elle d'aucune sorte ou que l'affaire n'est pas jugée ? Je me suis dit ensuite qu'il fallait à tout prix qu'elle place le mot clé de la phraséologie compassionnelle sarkozyste : victime. Victime à toutes les sauces et sans jamais préciser quoi que ce soit. Victime, victime, victime, on va en manger comme on mange du spam. Et cela autorise toutes les autres dérives judiciaro-policières contre des catégories bien précises de personnes.
15:41 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, sarkozy, ps, royal, jeunes populaires, jeunes pops



Commentaires
Protéger les victimes? N'est-ce pas un peu tard pour la prévention?
Ecrit par : orlando de rudder | lundi, 27 août 2007
Protection / prévention, ce n'est pas exactement la même chose.
La prévention, c'est éventuellement la protection de la société ou des citoyens.
Dans "protection des victimes", il y a l'idée selon laquelle la victime est laissée à l'abandon par une société gaucho-libertaro-soixante-huitarde pourrie par Freud et Dolto et qui ne s'occupe que des fauteurs de trouble en s'inquiétant de leur enfance et des causes de leur déviance. Protéger les victimes, c'est les remettre au centre du débat en préconisant l'écartèlement des délinquants en place publique pour montrer que l'on se soucie du bien-être des braves gens et pas des étâts d'âme des voyous de trois ans devenus adultes sans dépistage à cause d'une école permissive.
Ecrit par : Ignare | mardi, 28 août 2007
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