vendredi, 20 juillet 2007

Comme un vol de vélos

Comme un vol de vélos hors du quartier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines,
Du col de l'Iséran, routiers et capitaines
Partaient, ivres d'un rêve époïque et vénal.

Ils allaient conquérir le fabuleux métal
Que l'FFC mûrit dans ses courses lointaines,
Et les télévisions inclinaient leurs antennes
Au bord mystérieux et médicamental.

Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L'azur phosphorescent de l'amer des toxiques
Enchantait leur sommeil d'un mirage doré ;

Ou penchés à l'avant des belles bicyclettes,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond judiciaire des épreuves bien nettes.

Commentaires

C'est tof, eh ?

Ecrit par : Stéphane De Becker | vendredi, 20 juillet 2007

Wéééééé ! Ça c'est de l'époïésie !

Ecrit par : lamkyre | vendredi, 20 juillet 2007

AH ! le bord médicamental ! ça c'est adjectival et contextual ! totalement Hérédial !

Ecrit par : Alice M | vendredi, 20 juillet 2007

Clap, clap clap !

Ecrit par : Frédérique | vendredi, 20 juillet 2007

Médicamental fait un peu anglois, certes...

Ecrit par : Dominique | vendredi, 20 juillet 2007

Non non c'est mon adjectif préféré du poème ! une embrasserime extra riche (rime doublement embrassée, à l'échelle de la strophe et du mot) !
(j'aime bien époïque aussi).

Ecrit par : Alice M | vendredi, 20 juillet 2007

Je traine une vingtaine de poèmes dans ma tête (dont celui-ci) et le malmener ainsi s'apparente à un crime de lèse-majesté.
Mais je vous pardonne bien volontiers, tant ce rêve époïque et vénal est superbe....

Ecrit par : Cinéraire | samedi, 21 juillet 2007

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