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vendredi, 20 juillet 2007
Bad, very bad
J'ai cherché en vain sur la Toile der, die, das Bad Gotesberg, et puis rien en allemand... Aucune mythologie par antonomase d'un Bad-Gotesberg chez les Allemands. Il n'y a qu'en français que l'on parle sans arrêt d'un Bad-Gotesberg du Parti socialiste, comme si cela pouvait encore avoir un sens et comme si l'étiquette marquetingue social-démocrate devait être encore posée 25 ans après la politique de rigueur. Un, le, son Bad-Gotesberg, mais cela ne voudrait rien dire de l'autre côté du Rhin. C'est parce que les socialistes allemands ont fait leur Bad Gotesberg ? non, c'est que la mythologie de Bad Gotesberg vient seulement de la droite française et d'elle seule afin de faire croire que la gauche française serait plus archaïque que les autres gauches européennes. La seule référence en anglais à the Bad Gotesberg concerne en fait... la gare de ce bled...
23:39 Publié dans Le français qui se fait | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, sarkozy, ps, royal, socialiste



Commentaires
Ah, mais si vous cherchez Bad GoTesberg (92 occurrences google) au lieu de Bad GoDesberg (plus d'un million)... Cela dit, c'est encore une de ces références comme Kyoto, Munich et le plan Marshallv que vous avez évoquées dernièrement.
Ecrit par : Pierre Enckell | vendredi, 20 juillet 2007
Damnaide ! ma démonstration est ratée... Mais je trouve toujours la formule vide de sens.
Ecrit par : Dominique | vendredi, 20 juillet 2007
En fait, en revoyant mes recherches antérieures, j'ai bien cherché Bad Godesberg et parmi les 14 (!) occurrences de "der Bad Godesberg" une seule se réfère au PSD...
Ecrit par : Dominique | samedi, 21 juillet 2007
Bad Godesberg pour les socialistes allemands a une valeur symbolique similaire à celle d'Épinay pour les Français.
C'est au congrès de Bad Godesberg en 1959 qu' ils ont défini leur nouveau programme, jetant ainsi les bases de la social-démocratie allemande.
La "Haus der Geschichte" (maison de l' Histoire) de Bonn conserve un exemplaire de l' affiche de ce congrès:
http://dhme.dhm.de/lemo/objekte/pict/DieZuspitzungDesKaltenKrieges_plakatGodesbergSPD/index.html
Bad Godesberg a été incorporée à la ville de Bonn.
Ecrit par : thierry | vendredi, 27 juillet 2007
Il faut aller à la source, Dominique. La plaquette “Tradition und Fortschritt” (Tradition et progrès), éditée en 2005 par le SPD et destinée à lancer le débat sur le programme du parti insiste sur l'importance du "Godesberger Parteitag" (c'est comme ça qu'on appelle le Congrès de Bad-Godesberg en allemand) dans l'histoire de la social-démocratie allemande. Par exemple : "1959 hat sich die SPD auf dem Godesberger Parteitag auch programmatisch von allen Vorstellungen einer revolutionären Veränderung verabschiedet. In der Nachbetrachtung war das für die deutschen Sozialdemokraten ein entscheidender Schritt in Richtung praktische Gestaltungsmacht. Nach 1959 wandelte sich die SPD vollends zur Volkspartei. Das ist bis heute ein ganz wichtiger Bestandteil unseres Selbstverständnisses.”
Pour télécharger le document:
http://www.schwusos-berlin.de/download/programmdebatte.pdf
Ecrit par : Corentin | vendredi, 27 juillet 2007
Euh... Thierry, j'ai vu un certain nombre de fois la mention d'un Epinay traité comme antonomase sous le clavier ou la plume de quelques membres de l'UMP ou de sympathisants de l'UMP, mais c'est très rare et cela n'a guère vécu. On voit aussi parfois la mention d'un nouvel Epinay chez certains socialistes, mais là encore cela n'a rien à voir avec l'énormité des mentions journalistiques à un Bad Godesberg.
Il faut dire que le congrès d'Epinay est d'une très grande ambiguité puisqu'il définit plusieurs choses : le début de la stratégie d'union de la gauche avec le PCF, l'élection de Mitterrand comme premier secrétaire alors qu'il ne faisait pas partie du PS !, une pseudo réunion de socialistes alors que le PSU était encore dehors, que la CIR n'était pas socialiste, que le NPS existait déjà depuis 69, qu'un certain nombre de socialistes anticommunistes fileront alors chez les Réformateurs, puis à l'UDF, et maintenant à l'UMP. On est très embarrassés par Epinay et on hésite à le mettre en avant. Cela n'a pas de vrai pouvoir mythique, sauf dans la geste mitterrandienne.
Ecrit par : Dominique | vendredi, 27 juillet 2007
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