samedi, 14 juillet 2007
La lieutenante-colonelle
Quand on ne veut pas féminiser les noms de fonctions et de métiers, on trouve des constructions grotesques, absurdes et ridicules :
Il s’agit du lieutenant-colonel (au féminin) Szmytka, chef du district social de la place de Champignac à qui le général Servera a épinglé l’insigne de chevalier dans l’ordre national du Mérite.
11:21 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, langue française, média, médias, orthographe



Commentaires
Dans l'armée, je suggère que la parenthèse, au lieu d'une notation grammaticale, soit (s.c.) : sans couilles.
Écrit par : Pierre Enckell | samedi, 14 juillet 2007
... ça me fait penser qu'il se murmurait -- paraît-il -- à l'armée et en son temps que MAM avait bien plus de couilles que nombre de ses prédécesseurs.
Écrit par : Frédérique | dimanche, 15 juillet 2007
.. ça me fait penser qu'il se murmurait -- paraît-il -- à l'armée et en son temps que MAM avait bien plus de couilles que nombre de ses prédécesseurs.
Peut être, mais ce n'était pas nécéssairement les siennes.
Désolé, c'est un humour de corps de garde qui m'a échappé....
Écrit par : Cinéraire | dimanche, 15 juillet 2007
Cette plaisanterie ne fonctionne qu'avec l'expression "avoir des couilles au cul". On le disait en son temps de Lyautey.
Écrit par : Pierre Enckell | dimanche, 15 juillet 2007
Je crois savoir que ce bon mot sur Lyautey, homosexuel notoire et par ailleurs l'un des rares coloniaux de son temps à avoir relativement bien compris et respecté la civilisation arabo-berbéro-musulmane une fois la « pacification » du Maroc achevée, est de Clemenceau, qui n'en était pas avare il est vrai (en substance : « Lyautey, enfin un général qui a des couilles au cul. Dommage que ce ne soient pas souvent les siennes »).
Après une brève recherche sur le ouèbe, je note qu'il existe de nombreuses variantes de la citation de Clemenceau. Une piste apparemment tout aussi sérieuse semble du reste faire de Lyautey lui-même l'auteur de cette phrase appelée à rester à la postérité (« Dans ma vie, j'ai toujours eu des couilles au cul, même si ça n'a pas souvent été les miennes »).
Sinon, concernant le refus persistant chez certains de ne pas féminiser les grades des militaires, il apparaît encore plus ridicule lorsque ces personnes défendent leur position par l'existence de l'usage plus que désuet qui consiste à donner le titre, féminisé, du militaire homme – pour peu que ce dernier soit gradé, et même, la plupart du temps, très haut gradé – à son épouse (feue la Maréchale de Hauteclocque était sans doute ainsi la dernière survivante connue de cette tradition langagière), ce qui ne peut effectivement qu'être source de confusion si ces noms sont également féminisés pour les militaires féminines.
Cela dit, c'est bien beau, la tradition, mais elle date en l'occurrence d'une époque où il n'y avait pas de femmes militaires, ou si peu, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Or, comment appeler, dans ce cas, la femme d'un général qui serait elle-même militaire et serait un grade au-dessous de celui de son mari ? Madame la générale et colonel ? Madame la générale-colonel ? Madame le colonel générale ? De plus, en toute logique, si l'on respecte ladite tradition, on devrait également l'appliquer à l'égard des époux de femmes militaires, par pur souci d'égalité de droits entre hommes et femmes. Ainsi, dans mon exemple, le général en question devrait également être appelé colonel... Pour une confusion, c'en serait une belle.
De même, le mari éventuel de votre « lieutenant-colonel (au féminin) » se verrait-il lui-même bombardé lieutenant-colonel, même s'il est fabricant de semoule bio ou trapéziste chez Pinder, ce qui choquerait sans doute bon nombre de gens (ou alors, peut-être, au nom de cette tradition, devrait-on l'appeler « Monsieur la lieutenante-colonelle » ?).
Dans le même ordre d'idées, je ne vois aucune légitimité à qualifier la Sarkozette de « présidente », pas plus, du reste, qu'aucune de celles qui l'ont précédée à l'Élysée.
Écrit par : Chieuvrou | mardi, 17 juillet 2007
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