jeudi, 05 juillet 2007

Les champignons de Paris

C'est encore une phrase d'Amélie Nothomb et je félicite Charlie Hebdo de la publier en feuilleton (tout est bon dans la Nothomb comme dans le cochon) :

Chaque matin, il achetait Le Figaro. C'était le quotidien dont la rubrique nécrologique s'avérait la plus intéressante. Il se rendait aux enterrements les plus annoncés...

Et là je tique. Parce que les dates et lieux d'obsèques sont annoncés par la famille et par elle seule. En revanche, il peut y avoir d'autres annonces de décès de la part de proches (amis, association, société, mouvement politique) mais elles ne comportent jamais une indication sur les circonstances futures de l'enterrement ou de l'incinération. Il ne peut y avoir donc d'enterrements plus annoncés, mais des décès oui.   

Commentaires

On recommande pourtant bien aux écrivains de parler de ce qu'il connaissent... ;-)

Ecrit par : Irène | jeudi, 05 juillet 2007

N'a-t-elle pas voulu dire, la Nothomb, qu'il se rendait aux enterrements qui bénéficiaient du plus grand nombre d'annonces nécrologiques? Evidemment, avec de telles phrases, c'est la langue française qu'elle va enterrer et la littérature avec elle.

Ecrit par : Feuilly | vendredi, 06 juillet 2007

@ Feuilly : "les enterrements qui bénéficiaient du plus grand nombre d'annonces nécrologiques" n'est pas impeccable. Il faudrait, pour être correct : "les enterrements de ceux [ou : des morts] qui bénéficiaient de plus grand nombre d'annonces nécrologiques". Eh bien, si la littérature française comportait beaucoup de phrases de ce genre, elle crèverait sûrement fort vite.

Ecrit par : Pierre Enckell | vendredi, 06 juillet 2007

Ligne 4 : lire du, et non pas de. Coquille.

Ecrit par : Pierre Enckell | vendredi, 06 juillet 2007

Si l'on pouvait enterrer Amélie Nothomb, ce ne serait pas mal non plus. Nul doute qu'un tel événement serait très annoncé.

Il faut maintenant non seulement s'appuyer les échos imposés de son caca de septembre, mais de plus se farcir les bonnes feuilles (de quoi ?) au début de l'été. Cette crétine occupera bientôt toute l'année, grâce à son margoulin d'éditeur.

Produit fabriqué.

Ecrit par : Jacques Layani | vendredi, 06 juillet 2007

"Eh bien, si la littérature française comportait beaucoup de phrases de ce genre, elle crèverait sûrement fort vite."

Hé hé, vous êtes prompt à dégainer. Me voilà déjà mort. Je n’ai même pas eu le temps de rédiger ma propre annonce nécrologique.

Ecrit par : Feuilly | vendredi, 06 juillet 2007

Ah mais je suis d'accord avec Pierre. La stricte observance des règles grammaticales peut tout engluer. Un peu d'audace, d'ellipse et de légèreté, que diable !

Ecrit par : lamkyre | vendredi, 06 juillet 2007

Il ne s'agit même pas de règles grammaticales, la phrase ne comporte pas d'erreur de syntaxe : si on ne connaît pas les avis mortuaires, on ne peut rien trouver à redire. C'est juste une ellipse logique par un effet de métonymie, j'ai rétabli le sens immédiatement et reconstruit tout le cheminement. Cela ne me semble pas condamnable, je donnais cette phrase comme plaisante - un peu comme l'autre phrase que j'avais citée la veille. Mais la pauvre Amélie a tellement de détracteurs qu'il ne faudrait plus du tout parler d'elle. Moi, je l'aime malgré tout. Pour ce genre de petits détails cocasses.

Ecrit par : Dominique | vendredi, 06 juillet 2007

"il ne faudrait plus du tout parler d'elle" : ça alors ! Elle occupe, de juillet à novembre au moins, tout le devant de la scène, de manière absolument systématique, depuis des années et des années. La "pauvre Amélie", vraiment.

On sait suffisamment, je pense, la grande estime que j'ai pour le maître de céans, mais là, vraiment...

Ecrit par : Jacques Layani | vendredi, 06 juillet 2007

JL : "Elle occupe, de juillet à novembre au moins, tout le devant de la scène, de manière absolument systématique, depuis des années et des années."

Et du coup, plus de place pour Jacques Layani...

Ecrit par : Ponte Facto | vendredi, 06 juillet 2007

Cette remarque est totalement déplacée, Ponte Facto. Vraiment déplacée.

Ecrit par : Jacques Layani | vendredi, 06 juillet 2007

Héhé... (il paraît qu'elle aime la Nutella moisie, c'est vrai, ça ?)

Ecrit par : Ponte Facto | vendredi, 06 juillet 2007

Et de plus, je vous trouve plutôt lourdingue, parfois.

Ecrit par : Jacques Layani | vendredi, 06 juillet 2007

Parfois, seulement ?

Ecrit par : Ponte Facto | vendredi, 06 juillet 2007

Jacques, vous savez que je n'ai pas été le seul à me porter à la défense d'Amélie quand ailleurs vous l'avez mise en cause, il y a d'autres personnes que vous estimez aussi qui l'ont fait de manière juste et équilibrée. Je peux quand même dire du bien d'Amélie sur mon propre blogue ou même juste l'évoquer ? D'ailleurs, je ne parle pas souvent d'elle, alors ce n'est pas si insupportable.

Ecrit par : Dominique | vendredi, 06 juillet 2007

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