samedi, 16 juin 2007

Le voyage dans la lune

Liste des tableaux :

1. Le congrès scientifique du Club des Astronomes.

2. Le plan du voyage expliqué aux savants. La désignation des explorateurs et de leurs assistants. Enthousiasme général. Au revoir.

3. L'usine monstre. le construction du projectile.

4. Les fonderies, les hauts-fourneaux, fonte du canon géant.

5. Les astronomes s'embarquent dans l'obus.

6.Le chargement de l'obus.

7. Le canon monstre. Défilé des grenadiers. Salut au drapeau.

8. La course dans l'espace. La lune approche.

9. En plein dans l'oeil.

10.  Chute de l'obus dans la lune. Le clair de terre, l'aspect de la terre vue de la lune.

11. La plaine des cratères. Eruption volcanique.

12. Le rêve des bolides, la Grande Ourse, Phoebé, l'étoile double, Saturne, etc.

13.  La tempête de neige. 

14. Quarante degrés au dessous de zéro. Descente dans un cratère lunaire.

15.  A l'intérieur de la lune, la grotte aux champignons géants.

16. Rencontre des Sélénites. Combat héroïque.

17. Prisonniers.

18. Le roi de la Lune. L'armée sélénite.

19. Evasion.

20. Poursuite endiablée.

21. Les astronomes retrouvent l'obus. Départ de la lune.

22. Chute dans le vide.

23. L'obus tombe dans l'océan.

24. Dans les profondeurs maritimes.

25.  Sauvetage. Retour au port.

26. Grande fête. Marche triomphale.

27. Couronnement et décoration des héros du voyage. 

28. Grand défilé des marins et des pompiers.

29. Inauguration de la statue commémorative par le maire et les conseillers municipaux.

30. Grandes réjouissances publiques. Le Sélénite emmené prisonnier de la Lune est exhibé en public comme un phénomène.

 

Georges Méliès 

 

 

Commentaires

L'armée sélénite !
pâles soldats...

Écrit par : Alice M | samedi, 16 juin 2007

Il faut pas s'y fier, il faut des armées.




Ou alors, il faut pacifier, il faut désarmer.

Écrit par : Cineraire | samedi, 16 juin 2007

Une version franglaise des commentaires ici :

http://www.youtube.com/watch?v=aI0BmQaIIR4&mode=related&search=

Écrit par : lamkyre | samedi, 16 juin 2007

Zis ingliche verchone iz absolutelie tcharminge, especialli viz ze french accent.

Écrit par : Pierre Enckell | samedi, 16 juin 2007

No doute abaout it !

Écrit par : Michèle | dimanche, 17 juin 2007

Sujet pour le baccalauréat

Dans quelle mesure peut-on répondre à la question suivante : qui a inventé le cinéma, les frères Lumière ou Georges Méliès ?

Écrit par : Le Garde-mots | dimanche, 17 juin 2007

Accent probablement intentionnel, histoire de rappeler aux cinéphiles holywoodiens l'origine du cinéma.

Écrit par : Cineraire | dimanche, 17 juin 2007

Sujet de bac très classique. On a l'habitude d'opposer les Lumière à Méliès, comme on le faisait autrefois avec Corneille et Racine, les Beatles et les Stones, Tintin et Spirou. Méliès serait le père de la fiction cinématographique et de la mise en scène conçue comme un artifice, alors que les Lumière auraient donné naissance au cinéma réaliste et au documentaire. Pourtant les choses ne sont pas si simples : si l'on prend la Sortie des usines Lumière, on voit que dès le départ il y a mise en scène et travail d'acteurs. Les ouvriers sont tous bien habillés, voire endimanchés, ils se dirigent à droite et à gauche mais non face à la caméra, ce qui aurait été le plus logique, ils défilent très vite sans s'attarder ou se regrouper, et il y a bien mieux... On sait qu'il existe trois versions du même film, réalisées à des saisons différentes et sur des supports distincts. La scène a été répétée, donc. Mais surtout... on a le premier gag cinématographique avec le cycliste qui barre l'entrée avec son vélo (non, la fiction cinématographique ne commence pas avec l'Arroseur arrosé), cette scène se retrouve dans deux des versions et elle a donc été voulue, reproduite. Il n'y a pas eu représentation brute de la réalité avec une caméra-témoin, mais bien stylisation et scénarisation, exactement comme chez Méliès qui vient d'un autre milieu que l'industrie comme les Lumière, puisqu'il est l'héritier de la longue tradition des lanternes magiques, du théâtre ambulant et des baraques foraines. Le cinéma, c'est la rencontre de ces deux mondes, mais l'illusion réaliste était une illusion, une création, une fiction dès les premiers films.

Écrit par : Dominique | dimanche, 17 juin 2007

Mais on pourrait dire que chaque documentaire est aussi un subtil mélange de fiction et de "représentation brute"... bien que je ne voie pas très bien ce que pourrait signifier la "représentation brute" : à part les caméras de surveillance, que serait une "représentation brute" ? à mon sens, il n'existe pas de "représentation brute" à partir du moment où un oeil regarde ce qui se passe et décide d'en rendre compte. La caméra de surveillance, qui balaie mécaniquement un petit morceau d'espace, rend-elle compte de la réalité, en donne-t-elle une "représentation brute" ?
Quant à la question "qui a inventé le cinéma ?" il n'y a pas qu'un seul nom à citer, le cinéma continue à être inventé, il y a eu tant d'inventeurs... il y en a toujours. Qui a inventé la littérature ? la photo ? la peinture ? ce que je trouve remarquable, c'est la fascination des hommes pour les origines.

Écrit par : Alice M | dimanche, 17 juin 2007

Le débat sur la différence entre le documentaire et la fiction m'est toujours apparu comme faux. On donne souvent les Lumière comme exemple d'une représentation sans aucun artifice, d'une pure objectivité, avec une caméra frontale, un angle unique, sans changement de plan ou de focale, mais non... il y a dès le début une mise en scène et ce ne sont pas des vues prises sur le vif comme une sorte de caméra cachée ou de vidéo gag. Quand Flaherty se saisit de Nanouk, il lui fait répéter de multiples fois la chasse au phoque et Nanouk est épuisé à la fin, parce qu'il a été un acteur ; Nanouk nous paraît vrai, c'est un être humain qui nous ressemble, qui vit, qui a un regard, tout ça vient aussi du regard et du travail de Flaherty qui n'enregistre pas simplement la réalité de manière mécanique, mais qui sait voir laquelle pourra nous sembler la plus vraie ou vraisemblable. Et quand Rouquier observe les paysans du Rouergue de son enfance, les Dogons de la barrière de Bandanagara ou les foules de Lourdes, c'est un créateur et pas simplement une sorte d'informateur qui nous livrerait des images dont le contenu nous dirait seulement que c'est vrai puisque c'est en images : il a négocié toutes ses images, il les a montées et les a fait voir aux acteurs. Il y a une vérité de l'image, mais cette vérité est construite, inventée, élaborée (et c'est pourquoi j'ose qualifier les films Dogma de Lars Von Trier ou consorts comme de sinistres nouilleries prenant les spectateurs pour des andouilles...)

Écrit par : Dominique | dimanche, 17 juin 2007

Le Dogme n'est pas une nouillerie, c'est au mieux un exercice de style inutile, mais plus certainement une imposture totale. En prétendant ne rien ajouter d'extérieur (ni éclairage, ni musique, ni accessoire, ni décor...), on prétend respecter une authenticité, une vérité absolument factice. Cela reste une fiction, tournée avec des contraintes fantaisistes qui n'apportent rien. Si le principe était de se libérer des artifices, "une illusion de pathos et d'amour" dixit Vinterberg et Von Trier, il reste les deux moteurs principaux de la fiction, voire du mensonge : le scénario et le montage.
Tout cela me semble aussi imbécile que l'appellation "télé-réalité", qui n'a jamais filmé que des situations aussi irréelles que possible.

Écrit par : Ignare | lundi, 18 juin 2007

Malgré le ton assez définitif de mon double message précédent, je ne suis pas imprégné de ma propre pensée au point de vouloir l'imposer à tout le monde. Cette répétition est accidentelle, vous m'en excuserez.
(J'ai voulu essayer un des logiciels de Jean-Claude, manifestement, ça marche.)

Écrit par : Ignare | lundi, 18 juin 2007

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