vendredi, 27 avril 2007
Deuil
Dans le noir matin d'hiver
Nulle lueur ne frappe mes yeux
Quand l'horloge de l'escalier tinte
Cinq coups, l'heure de son lever
Laisser la porte ouverte
L'horloge arrêtée
Faire mon dur lit d'esseulée —
Que n'est-il sous terre !
Quand l'été affirme son éclat,
Illuminant les cimes des pommiers,
Qui tire les rideaux, et qui s'écrie
Avec entrain que le matin rayonne ?
Quand je flane au marché,
Personne ne franchit le pont de Durnover
Au crépuscule, pour m'écouter
Trottinant sur le pont de Grey
Quand la soupière fume
Et que c'est l'heure qu'annoncent ses pas,
J'attends près de l'âtre en rêvant
Dans un mortel silence.
Laissant la porte ouverte
L'horloge arrêtée
Faire mon lit dur d'esseulée —
Que tout n'est-il sous terre !
Thomas Hardy
20:01 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, poésies, poème, poèmes, écriture, anglais



Commentaires
Je ne trouve pas la VO sur la Toile. Peut-être le titre est-il "Mourning", ce qui serait un écho au premier vers, où il est question du matin, "morning".
Ecrit par : Alice M | dimanche, 29 avril 2007
L'original est ici avec une foule de poèmes de Hardy :
http://casterbridge.blogspot.com/2005_06_01_archive.html
Le titre est “Bereft”. Hardy est lié à des souvenirs personnels en Grande-Bretagne.
Ecrit par : Dominique | dimanche, 29 avril 2007
Bon alors après "Dominique à l'école", tout le monde attend lapage "Dominique en perfide Albion" !
Merci pour le lien, je n'ai pas deviné le titre, je cherchais l'équivalent du mot "deuil", mais bereft est un mélange de sentiments : c'est l'absence d'espoir, la solitude, la tristesse.
Ecrit par : Alice M | dimanche, 29 avril 2007
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