mercredi, 04 avril 2007
Brûlure
Nous ne dormions plus car nous gisions dans les rouages de l'horloge mélancolie
et courbions les aiguilles comme des verges,
et elles se sont détendues d'un coup et ont fouetté le temps jusqu'au sang
et tu racontais une pénombre qui grandissait,
et douze fois j'ai dit tu à la nuit de tes mots,
et la nuit s'est ouverte, et elle est restée déclose,
et j'ai mis un œil en sa chair et t'ai tressé l'autre dans les cheveux
et j'ai noué entre les deux la mèche, la veine ouverte –
et un jeune éclair a nagé jusque-là.
Paul Celan
18:56 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : écriture, littérature, poésie, poésies, poème, poèmes, allemand



Commentaires
Au risque d'en dire une énorme, c'est la métaphore d'une fellation ?
Ecrit par : koukoula | jeudi, 05 avril 2007
Les notes laissent entendre une connotation sexuelle en général, c'était aussi le cas du poème précédent.
Ecrit par : Dominique | jeudi, 05 avril 2007
Les commentaires sont fermés.