mercredi, 13 décembre 2006
Ciel nocturne
Flèche soudaine,
stupeur inattendue, venue de tant de velours noir, de tant d'or,
éblouissement vertical qui m'a clouée
pour accueillir l'aspect nouveau du ciel,
les silencieuses vagues d'ébène infinies,
la toute-puissance du grand Silence.
Je ne trouve pas de place
pour loger la blessure du ravissement.
Instant qui as fendu mon cœur en deux
pour que l'Ineffable passe au travers,
serre de vautour, impétueux éclair,
et me déchire avec tendresse de haut en bas,
m'empêche de fuir,
me contraint à rester immobile
avec tout le sang du bonheur
coulant doucement des plaies désirées.
Olga Votsi
19:46 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poème, poésie, écriture, grèce, grec



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