mardi, 31 octobre 2006

Que faire des crétins

«Beaucoup de garçons de café meurent sans avoir vu s'accomplir leur rêve d'établissement.»

«Le Chinois est doux, poli [sic], ami de la joie, mais poltron, vénal, vindicatif.».

D'autres perles de Pierre Larousse sont lisibles en ligne, par exemple ici (cela tourne surtout autour du sexe pour ces extraits) où on cite Que faire des crétins par Pierre Enckell (qui écrivait sur ce blogue il y a quelques mois) dans la collection Points-Seuil.

Commentaires

Fascinant. On dirait du Bouvard et Pécuchet...

Écrit par : Irène Delse | mardi, 31 octobre 2006

Pierre Enckell (qui écrivait sur ce blogue il y a quelques mois) est-il aussi le co-auteur du Dictionnaire des onomatopées ?

Écrit par : Sylvie | mardi, 31 octobre 2006

Oui avec Pierre Rézeau, et de beaucoup d'autres ouvrages encore : je prends celui qui m'est le plus vite accessible (le reste est par terre en tas), c'est la Lune avec les dents (le dictionnaire des façons de parler du XVIe s.) Il participe notamment aux publications de Datations et Documents lexicographiques qui est l'une des plus grosses bases de données étymologiques ou d'attestations avec le FEW.

Écrit par : Dominique | mardi, 31 octobre 2006

« Dans les cavernes de la Belgique vivait une population brachycéphale au crâne petit, au front fuyant, à la face prognathe, et d'une taille qui ne dépassait pas celle des Lapons actuels [c'est tout moi], tandis que les fossiles des Eyzies, au contraire, prouvent que les Troglodytes du Périgord avaient une haute taille, des muscles puissants et un crâne remarquablement développé. »

Bref, les Français ont toujours eu la grosse tête !

Écrit par : lamkyre | mardi, 31 octobre 2006

Dominique, j'ai réagi seulement il y a quelques jours en cherchant « Ahem » dans le dictionnaire en question. « Ahem » que je n'ai pas trouvé, d'ailleurs.

J'espère au moins que Pierre Enckell continue à lire ce blogue : il pourra ainsi compléter son dictionnaire.

Je cherche aussi une façon de tousser : « Heu » ou « Hum » ne me conviennent pas tout à fait. Je pensais à « kof-kof » ou quelque chose comme ça, mais je n'ai encore rien trouvé de tout à fait satisfaisant.

En attendant, je vais m'offrir « Que faire des crétins », ce ne sera pas perdu.

Écrit par : Sylvie | mardi, 31 octobre 2006

Teuh-heuh !

Là, c'est une méchante tuberculose.

Écrit par : Irène Delse | mardi, 31 octobre 2006

Et une toux normale, quand on lit quelque chose qui surprend ?

(Juste avant de cracher sur son clavier ?)

Écrit par : Sylvie | mardi, 31 octobre 2006

Euh !

Variante (si c'est l'interrogation qui prime sur la surprise) :

Euhh ?

Écrit par : Irène Delse | mardi, 31 octobre 2006

Euh... est trop galvaudé, par chez nous... Il commence ou il termine chaque phrase...

Écrit par : Sylvie | mardi, 31 octobre 2006

Question indiscrète : c'est pour l'écrit ou pour l'oral ?

Écrit par : Irène Delse | mardi, 31 octobre 2006

Pour l'écrit, bien sûr. À l'oral, je sais faire.

Écrit par : Sylvie | mardi, 31 octobre 2006

(Zut, appuyé trop vite sur le bouton...)

Parce que à l'écrit, je trouve que les onomatopées passent mal et des formes "discrètes" (du genre Euh ! ou Heh ?) marchent mieux. Enfin, sauf si on en ponctue chaque phrase !

Se rabattre sur "Kof ! Kof !" ou "Teuheuh !"...

Écrit par : Irène Delse | mardi, 31 octobre 2006

...

Finalement, cette discussion me fait penser à un gag de Sempé.

Écrit par : Irène Delse | mercredi, 01 novembre 2006

Extrait assez édifiant du Grand Dictionnaire universel Larousse de 1866:

«Les nègres du Congo paraissent inférieurs en intelligence à beaucoup d’autres races africaines ; on leur accorde cependant une assez bonne mémoire. Leurs mœurs, leurs habitudes, leurs manières de vivre sont si proches de l’animalité qu’on ne doit pas s’étonner qu’ils aient regardé le singe comme appartenant à leur race ; leur ineptie est telle qu’on n’a jamais pu leur faire comprendre l’usage du moulin.
[…]
Pétris d’orgueil et de vanité, ces êtres dégradés et brutes sont, de tous les maîtres, les plus durs et les plus capricieux ; leurs esclaves ne les approchent qu’à genoux et, devant les grands, le peuple courbe dans la poussière son front servile.»

Écrit par : Yom | mercredi, 01 novembre 2006

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