dimanche, 08 octobre 2006

Poèmes mortels (4)

Des ailes de pierre

Et des oiseaux de chair brisant ces formes sacrilèges

Pétrifiées sous le ciel en marche

Le ciel décoloré comme ta mémoire

Le ciel qui sait pleurer et rire comme tes yeux

Et l'espoir insensé montant en tourbillon

Comme ces oiseaux brisant le sol de leur désir.

Et ma vie est suspendue dans le silence

De ces ailes de pierre immobiles

Déchiquetant ta face qui me reflète

L'espoir de pénétrer ta vie et de mourir

Comme ces oiseaux brisant le vol de leur désir.

 

Jacques Prevel 

Commentaires

http://www.codedlanguage.org/images/20060220153632_seagull.jpg

(et l'élan, et le vent, si touchants... devant la force de gravité)

Écrit par : MouetteAndSea | dimanche, 08 octobre 2006

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