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dimanche, 08 octobre 2006

Le billet p*** du jour (3)

Voici donc le troisième volet de cette série destinée à republier les billets de Bereno, l'inspecteur du travail qui a été interdit de blogage par sa hiérarchie. L'idée a été lancée par le Swâmi Petaramesh qui vous donne rendez-vous dans son ashram, le tout sur une première idée de Kozlika* lors de l'affaire Garfieldd (laquelle a renoncé à s'associer à la démarche)... Swâmi Petaramesh donne une première liste de blogues mentionnant cette autocensure imposée, on y retrouve deux intervenants du Champignacien qui le citent par ailleurs : l'important est là, que les liens permettent d'élargir une chaîne, que nous n'ayons pas tous les mêmes liens et les mêmes lecteurs, mais que chacun nous soyons capables grâce à un truchement de faire connaître des choses éloignées de ce que nous connaissions, et puis qu'on fasse beaucoup de bruit pour faire honte à monsieur Schönberg. Comme monsieur Hautetfort est très pudibond, je n'écris plus le mot pornographique dans le titre et j'espère qu'ainsi le contenu qui contient la vraie pornographie (celle où l'individu, l'être humain ne compte pas plus que de la viande de boucherie) passera. Je précise encore que je ne rectifie strictement rien dans les articles, pas même l'orthographe ou la typographie (le tout est simplement mouliné au passage par Worst de Crimosoft).

* Lien supprimé après réflexion.

 

L'apprenti du boulanger (3ème partie).

Le lendemain matin, il téléphone le boulanger pour s'excuser: il ne pourra pas venir à notre bureau cet après-midi...trop de travail. Il nous adresse les documents demandés par courrier, c'est promis. Deux jours plus tard, ceux-ci nous parviennent en effet.

Nous ne sommes pas au bout de nos surprises en examinant les bulletins de salaire de l'apprenti. Premièrement, mais à vrai dire de cela on s'en doutait un peu: aucune heure supplémentaire n'est rémunérée . Or, la mère de W. nous avait donné une copie des relevés des horaires de travail réalisés par son fils W.durant plusieurs mois. Le nombre d'heures supplémentaires réalisé atteignait des sommets.  Sur les bulletins de paye: rien... pas la moindre mention d'heure supplémentaire. Plusieurs dizaines d'heures de travail non rémunérées !

Deuxièmement, en vérifiant le nombre de jours congés payés pris par le jeune apprenti on remarque que les dates de congés payés correspondent avec les jours de formation au CFA. Lorsque son apprenti suit des cours au CFA, le boulanger assimile ce temps de formation à des congés payés ! Ben voyons...

Nous n'hésitons pas longtemps...Au regard des infractions à la réglementation du travail que nous avons constatées, nous décidons d'engager, comme l'autorise le code du travail, une procédure de suspension du contrat d'apprentissage de W. avec une mise en demeure pour le boulanger de régulariser le paiement des heures supplémentaires, de saisir un organisme agréé pour procéder à la vérification de l'installation électrique, de remettre en conformité son pétrin...Pendant la suspension du contrat d'apprentissage , la rémunération de l'apprenti doit être maintenue. Nous notifions tout cela par courrier à l'artisan boulanger. Nous informons également la mère de W. et le CFA de la procédure que nous mettons en oeuvre.

Il ne tarde pas à réagir le boulanger. Il nous téléphone: "Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? ". Le contrôleur du travail lui explique les raisons de cette décision. Il fulmine au bout du fil: "Le payer à rien faire !", ça il a du mal à le concevoir. On le prévient que dans quinze jours nous le contrôlerons de nouveau afin de vérifier si la mise en demeure a été suivie d'effet.

- "C'est ça oui, revenez me voir".

Un peu plus tard, c'est la mère de W. qui téléphone. Elle veut savoir si elle a bien saisi le sens de notre décision:

- " Pour le moment, mon fils ne va plus travailler à la boulangerie, c'est cela ?", nous demande-t-elle.

-"Oui, c'est cela".

Elle craignait que son fils commette une erreur en ne se rendant pas au travail. Elle nous aussi dit que depuis notre contrôle le boulanger et sa femme n'ont plus de propos injurieux envers son fils, mais "ils font la gueule". Ça la rassure un peu. On promet de la tenir au courant de la suite...

Commentaires

Comme je regrette de n'avoir découvert l'existence de ce blog qu'après sa disparition !

Ecrit par : lamkyre | dimanche, 08 octobre 2006

« * Lien supprimé après réflexion. »

C'est un peu théâtral non ? Il te suffisait de ne pas me citer ou de ne pas mettre de lien sans plus de cérémonie. Evidemment ça t'aurait ôté le plaisir d'une distribution de mauvais points, quelle frustration.

Ecrit par : Kozlika | dimanche, 08 octobre 2006

J'ai supprimé, avant l'envoi, le lien comme vous avez supprimé votre billet avec ses commentaires. Je l'indique comme vous mentionnez dans un nouveau billet que vous avez effacé le précédent. Cela ne se situe pas sur le même plan, d'accord, et j'aurais pu expliquer les développements. C'est l'occasion donc : Bereno a demandé à Eolas et au Monolecte de ne plus le citer. Eolas a remplacé son billet, ce que je désapprouve. Le Monolecte maintient son billet et arrête les republications, sans oubli et sans acharnement. Je trouve cette position plus estimable car ce qui est écrit existe, on ne révise pas l'histoire. En outre, l'affaire échappe maintenant aux blogueurs dits influents qui ne seront pas suivis. Je vais achever la série sur l'apprenti du boulanger, il y aura un quatrième épisode pour que ce soit bien cohérent. Cependant, je n'irai pas au-delà.

Ecrit par : Dominique | dimanche, 08 octobre 2006

« En outre, l'affaire échappe maintenant aux blogueurs dits influents qui ne seront pas suivis. » Et pour cause : les blogueurs influents ça n'existe pas, c'est un terme créé par les marketteux qui espèrent faire des prescripteurs de blogueurs possédant un lectorat assez nombreux et qu'ils caressent dans le sens du poil, ou alors, si des « blogueurs influents » existent, c'est au même titre que l'Empereur du Petit Prince avait le sens du commandement...

Pour en revenir à Bereno, « réviser » l'histoire (ce choix lexical est-il lui aussi le fruit d'une mûre réflexion ?) c'est transformer les faits ou les occulter, ce qu'Eolas n'a pas fait, il a modifié les informations données dans son billet initial en fonction des corrections que Bereno lui a communiquées sur la disparition de son blog (cf. à ce sujet le message de Bereno lui-même sur le blog de Gérard Filoche) et retiré les appels à s'opposer (ou soutenir Bereno dans une démarche visant à s'opposer) à la fermeture du Journal d'un inspecteur du travail puisque Bereno ne souhaitait pas l'engager. Et il dit ce qu'il a supprimé ou modifié.

Bref. Quels que soient les choix que les uns ou les autres ont faits quant à leur billet initial évoquant cette affaire, personne n'a choisi le déni ou l'oubli et cela me semble de loin plus important que se regarder le nombril blogobullesque à distribuer les approbations ou réprobations. C'est l'aspect qui m'a heurtée chez beaucoup de ceux qui ont choisi de laisser leurs billets en l'état et m'a fait réagir ici ou ailleurs.

(P.S. rien à voir : l'abonnement au fil de discussion ne semble pas fonctionner, en tout cas je n'avais reçu aucune alerte de ta réponse à mon commentaire.)

Ecrit par : Kozlika | mardi, 10 octobre 2006

Je ne tiens pas à prolonger la dispute. Je note que vous avez changé le précédent billet et donné des explications un peu plus fournies. Je distribue des bons et mauvais points si vous voulez, mais c'est parce que j'ai pris un parti et que j'ai estimé de le justifier par rapport à ceux qui annulaient ou qui récrivaient leurs textes en invitant implicitement les autres à faire de même dans un beau mouvement de moutons.

Ecrit par : Dominique | mardi, 10 octobre 2006

Je m'abstiendrai donc de commenter ce commentaire. Si vous interprétez cet échange comme une dispute il vaut mieux en rester là en effet, vous êtes chez vous et je n'ai pas à vous importuner plus longtemps.

Ecrit par : Kozlika | mardi, 10 octobre 2006

J'écris dispute au sens de la rhétorique classique, controverse ou opposition de discours, pas au sens courant. Je crois qu'on peut s'arrêter là, en effet, puisque nous ne pourrions plus avancer avec nos positions respectives. Nous pourrons changer d'idées ou échanger des idées plus tard.

Ecrit par : Dominique | mardi, 10 octobre 2006

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