mardi, 29 août 2006
Lettre à personne (2)
Qu'il s'agisse d'une incapacité provisoire ou d'une impuissance définitive ; qu'écrire soit interdit , c'est-à-dire que le temps d'écrire soit passé ; qu'écrire soit (quant à moi) désormais inutile, dans tous les cas la détresse est inévitable dans la mesure où « je » – un je superflu – survis au « biographe » alors qu'écrire était ma vie (alors qu'à tout le moins je m'identifiais à « Roger Laporte »).
Je l'ai dit maintes fois, mais, pour plus de précision, je suis obligé de revenir sur ce point : je ne regrette rien, autrement dit Moriendo valait bien le sacrifice du « biographe », et pourtant il y a drame parce que la disparition du « biographe », ou, pour parler plus banalement, l'usure du signataire, n'a pas entraîné l'extinction du désir d'écrire (au sens majeur de ce terme).
Roger Laporte
18:37 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature, biographie, journal intime, écriture



Commentaires
Oulala ! tout ça en 2 phrases !
Écrit par : khate | samedi, 02 septembre 2006
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