samedi, 29 juillet 2006
Iranisation du lexique
Le décret a une valeur obligatoire pour l'administration, l'édition ou l'école :
Les Iraniens doivent appeler les hélicoptères des "ailes tournantes" et les pizzas des "pains élastiques", selon un décret du président Mahmoud Ahmadinejad visant à purger le farsi d'emprunts européens.
12:55 Publié dans Langues du monde | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : farsi, persan, lexique, xénismes, mots étrangers, iran



Commentaires
Sabre de bois, Etienne Œumichen, de sa voix creuse, va pousser un cri perçant.
Pardon, pas pu me retenir.
Désolé pour les non champignaciens, tout expliquer enlèverai un peu de (gros) sel.
Écrit par : Adrien | samedi, 29 juillet 2006
Il y a sans doute à Téhéran une DGLF plus inventive et plus poétique que celle qui siège à Paris.
Écrit par : Pierre Enckell | samedi, 29 juillet 2006
Cela m'a fait penser aux adaptations de noms de nouvelles réalités en Islande afin de conserver des racines scandinaves. Les images sont fort inventives et tous les xénismes sont remplacés : l'ordinateur est par exemple “tölvat” (mot-valise qui veut dire en gros “la sorcière qui calcule”). Mais l'Islande est un pays très démocratique, ce qui change beaucoup de choses pour le rapport avec les mots.
Écrit par : Dominique | samedi, 29 juillet 2006
Adrien, Œhmichen n'est pas le seul inventeur de l'hélicoptère, ni même le premier à l'avoir mis en application, mais un des nombreux maillons de la chaîne. Quant à votre erreur sur la graphie, elle montre au moins que vous savez prononcer le nom, ce qui n'est pas le cas pour une bonne partie de la population.
Écrit par : Dominique | samedi, 29 juillet 2006
Je suis d'autant plus impardonnable, que j'avais vérifié sur le Larousse, la non-véracité de ce que disaient les champignaciens lors du changement de nom de la rue au moment de sa mort. Mais je n'ai même pas songé à l'orthographe.
En quelque sorte, c'est le Farman (sans h) de l'héliportation.
Je me condamne à monter la Voie Creuse en vélo, si je peux encore, sans selle, il n'y en a pas besoin, et sans testotérone.
Écrit par : Adrien | samedi, 29 juillet 2006
Il n'y a pas que l'Islande (et la France) qui donne à de "nouvelles réalités" des noms conformes aux racines linguistiques nationales. Cela s'est fait et se fait entre autres en irlandais, en hébreu, en finnois, en latin vaticanesque - et l'allemand Fernsprecher remplaçant Telefon est assez récent lui aussi.
Écrit par : Pierre Enckell | samedi, 29 juillet 2006
Quelles seraient, dans le cas du français, ces «racines nationales»? Traditionnellement, on parle des racines latines et grecques de la langue française, mais pourquoi se limiter à ces deux sources-là? Les mots d’origine germanique ont une place importante dans notre vocabulaire, tant du point de vue du nombre que de l'ancienneté, or ces racines germaniques ne jouissent pas la même légitimité, et il semble exclu de leur attribuer le titre de «racines nationales». On pourrait dire la même chose des vocables arabes, dont certains sont passés en français il y a de nombreux siècles, et qui sont parfaitement acclimatés. À l’inverse, beaucoup de mots grecs, qui sont souvent des termes didactiques, m’apparaissent comme des corps étrangers, témoin l’horripilant ‘ichthyique’ dont il a été question récemment sur un autre forum. La base du français est latine, nous sommes d’accord, mais pour le reste, la question si telle langue doit être ou non considérée comme un pourvoyeur attitré de ‘racines’ pour notre langue —ou pour toute autre langue— est indifférente; au moment de décider quels mots il convient d’accepter et quels mots refuser, seul compte de savoir si le mot est capable d’adopter la vêture et les mœurs françaises, et s’il ne trouble pas l’ordre public.
Écrit par : Torsade de Pointes | jeudi, 03 août 2006
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