mercredi, 19 juillet 2006
Druon contre les moulins à vent
On peut décerner un point Godwin à Maurice Druon qui vient encore de pêter l'un des rares neurones qui lui restent et qui s'insurge contre l'emploi du mot défenseure par non pas la gauche honnie, mais la brave droite honnête et légitime, seule conservatrice du bon usage selon lui... Cela commence ainsi et on imagine aisément Jacques Chirac en apparatchik à chapka qui regarde défiler les troupes sur l'avenue des Champs Rouges, tandis que le camarade Galouzov Villepinski se tient en retrait sous un chapeau à feutre mou. La vieillesse est un naufrage, disait de Gaulle que Druon ferait mieux de relire. Il n'était déjà pas mieux inspiré quand il avait eu des remarques vraiment racistes envers les Québécois. Voici le début qui montre déjà le ton :
Le régime stalinien était spécialiste du détournement des mots afin de leur faire revêtir un sens différent de leur signification première, sinon même leur donner un sens franchement contraire. La Moscovie rouge n’avait-elle pas inventé le pléonasme de « démocratie populaire » pour désigner une dictature ?
18:05 Publié dans Le français qui se fait | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : langue française, lexique, presse, académie, orthographe



Commentaires
On ne peut néanmoins lui donner tort de faire observer que le féminin de défendeur est défenderesse.
Ecrit par : Marcel Patoulatchi | jeudi, 20 juillet 2006
Défenseur et défendeur désignent en droit des parties opposées. La défenderesse serait alors l'avocate des bourreaux d'enfants.
http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/fast.exe?mot=d%E9fendeur
Ecrit par : Dominique | jeudi, 20 juillet 2006
Tiens ! quelle surprise : "(...) du mot « libéral », qui veut dire « partisan de la liberté, défenseur des libertés ». "
C'est curieux, lorsqu'il s'agit de soins aux drogués ou d'avortement, ces mêmes libéraux sont souvent parmi les plus virulents partisans de la suppression de toute liberté...
En laissant là ce débat gauche-droite à ras les pâquerettes, assez digne de la Pensée Universelle d'un grand écrivain, je ne peux m'empêcher de relever la phrase suivante, assez symptomatique :
"La définition du mot mariage dans le Dictionnaire de l’Académie est la suivante (...)"
C'est bien là qu'est l'insulte à la langue française...
Ecrit par : Ponte Facto | lundi, 24 juillet 2006
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