samedi, 17 juin 2006

Des réalisations peu réalistes

Cela me semble une excellente raison pour refuser cet anglicisme inutile et nuisible.

Plus grave, ce sous-titre d'interview, dans Le Monde daté 15-16 janvier, qu'avait relevé Michel Loyer (Paris). On y attribuait à un politologue palestinien cette affirmation curieuse : "Ariel Sharon aura peu fait, peu promis, mais énormément réalisé." Notre lecteur s'est demandé si réaliser n'était plus faire, et si l'on pouvait réaliser sans faire... Puis il a trouvé l'explication. L'entretien s'étant déroulé en anglais, le verbe to realize, employé dans le sens de comprendre, avait été improprement traduit par réaliser. D'où cet "énormément réalisé" au lieu de "beaucoup compris"...

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