vendredi, 07 avril 2006
Séparabililité
Le charabia des entrepreneurs et décideurs n'a vraiment rien à revendre au défunt jargon de l'ex-Union soviétique. Laurence Parisot ose dire : « Pour favoriser l'embauche, il faut réduire les risques de contentieux, a-t-elle expliqué dans le Figaro. Réfléchissons [...] plus généralement à ce que j'appellerais la "séparabilité" de l'entreprise et de l'employé. » On avait déjà l'employabilité et l'éducabilité de l'impotent, incompétent et grand invalide de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, mais voilà que l'on nous sort une séparabilité alors qu'il s'agit de licenciabilité ou de renvoyabilité ou de congédiabililité. Courage ! la novlangue n'est pas encore finie et il reste encore beaucoup de chemin avant que les mots ne correspondent plus aux choses.
12:59 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note



Commentaires
Séparationàlamiabilité aurait pour avantage d'allier la séparabilité au politiquement correct.
Écrit par : Jacques Layani | vendredi, 07 avril 2006
On vivait déjà dans un monde où l'on se séparait au lieu de divorcer. Pourquoi ne pas se séparer au lieu de se faire virer ?
Écrit par : LOBO | vendredi, 07 avril 2006
Laurence Parisot est passée maîtresse dans l'art de l'escroquerie intellectuelle : quand on se sépare, c'est à deux. Veut-elle défendre le droit des salariés à quitter l'entreprise ? Tartuffe !
Écrit par : Olivier Bonnet | mardi, 18 avril 2006
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