lundi, 03 avril 2006
Vitry
Ce fut à Vitry-le-François,
Pendant la guerre, que Caillois
Lança des cailloux
Comme des joujoux,
Mais sa mère le rendit coi.
Quelques précisions : Roger Caillois rapporte dans ses souvenirs, le Fleuve Alphée, comment il passa le temps de la guerre éloigné du front, car Reims où il était né et où il étudiera était alors bombardée. Il y raconte des jeux qui comportent une part de tragédie. Ce limerick fait aussi allusion à deux thèmes principaux de Caillois.
15:35 Publié dans Limericks champignaciens | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note



Commentaires
Toujours à Vitry-le-François
J'avais croisé maître François
Qui troussait la gueuse
Pourtant très très pieuse
Et l'abandonnait dans les bois
Écrit par : Jacques Layani | lundi, 03 avril 2006
Non loin de père fleuve Alphée
Se promenait belle Daphné
Apollon la vit
Se pâma d'envie
Mais Daphné sentait le laurier !
Écrit par : Papotine | lundi, 03 avril 2006
J'espère que les limericks mythologiques sont autorisés !
Écrit par : Papotine | lundi, 03 avril 2006
Dans l'antichambre de l'enfer
Le vieux Charon croisait le fer
Avec Eurydice
Qui lui disait : "Dix"
"Dix de quoi ?" "Eh bien dix de der"
Écrit par : Jacques Layani | lundi, 03 avril 2006
Papotine : J'espère que les limericks mythologiques sont autorisés !
Moi, ce que je n'ai toujours pas compris, c'est pourquoi les limericks français qui n'alternent pas les longues et les brèves devraient être interdits puisque l'opposition de longueur n'existe pas en poésie française et qu'elle n'a vraiment aucune valeur pour les différentes formes de prononciations régionales ou sociales.
Écrit par : Dominique | lundi, 03 avril 2006
Moi non plus je ne le comprends pas : l'alternance de longues et de brèves n'a aucun sens en français.
Écrit par : Papotine | lundi, 03 avril 2006
Oui mais quelque part sur la terre
Arrivait un jour Jupiter
Cherchant quelque belle
Quelque demoiselle
A trousser endroit puis envers
Écrit par : Jacques Layani | lundi, 03 avril 2006
Jupiter est voile et vapeur,
De Saturne il n'a pas peur,
Il fut un peu pède :
Le beau Ganymède
Sentit les serres de ses ardeurs.
Écrit par : Dominique | lundi, 03 avril 2006
Pour qui connaît la scansion assez stricte du limerick anglais, sa transposition en français manque toujours un peu de nerf.
Mais connaissez-vous le clerihew (d'après le nom de son créateur, Edmund Clerihew Bentley), qui a été pratiqué entre autres par W.H.Auden? Ce sont des espèces de mini-biographies, à la forme moins contraignante. J'ai écrit autrefois quelques clérihous français :
Albert Camus
Fut très ému
Quand il frôla la fesse
De l'auteur de Bonjour tristesse.
Eugène Ionesco
Fut premier ex-aequo
Au concours des Roumains désespérants,
Avec Cioran.
Francis Ponge
Eut un songe :
Le Carnet du Bois de Pins
Se vendait comme de petits pains.
Écrit par : Pierre Enckell | mardi, 04 avril 2006
Caillois vint à Mont-Saint-Guibert,
Y lut Borgès et Camembert
Mais c'est une fille
Dont il eut envie
Car elle avait de beaux roberts.
Écrit par : Stéphane De Becker | mardi, 04 avril 2006
A l'hôtel de Mont-Saint-Guibert
Où passa Gustave Flaubert
Vivait une Emma
Fort jolie mamma
Lisant Stéphane de Becker
Écrit par : Jacques Layani | mardi, 04 avril 2006
Pardon : De. Bien sûr.
Écrit par : Jacques Layani | mardi, 04 avril 2006
Dominique : « Jupiter est voile et vapeur (…)
En voici la preuve :
http://www.insecula.com/oeuvre/photo_ME0000068189.html
A noter que l’œuvre de Rodin semble être un croisement entre la version égyptienne et celle de la mythologie grecque !
« Le Sphinx qu'on voit en Égypte est un monstre masculin dans l'art ancien qui devient féminin sous le Nouvel Empire » (TLFi)
Beaucoup plus rare, la sphinge (ou sphynge) de garde…
http://www.insecula.com/oeuvre/photo_ME0000086212.html
Écrit par : MiniPhasme | mardi, 04 avril 2006
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