mercredi, 15 mars 2006
Kakuro
Xavier de Bure rappelle qu'un jeu similaire au kakuro avait été lancé auparavant, "les nombres fléchés", sans émouvoir les foules. "En japonisant le nom et en adaptant les règles un peu plus simples du kakuro, cela a marché", remarque-t-il.
Très important le nom... Si le sudoku s'était appelé Chiffres uniques ou Un seul nombre, cela se serait sans doute moins vendu.
15:50 Publié dans Langues du monde | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note



Commentaires
Je me suis souvent demandé si les noms d'arts martiaux n'obéissaient pas à une logique similaire. Haïki-do, jiu-jitsu, karaté, judo...
Écrit par : Jacques Layani | mercredi, 15 mars 2006
Dans le message précédent, je me suis mal exprimé. Je sais bien que, contrairement au jeu des nombres fléchés, il n'est pas d'exact équivalent de ces sports dans notre civilisation. Cependant, le nom japonais n'attire-t-il pas en soi ?
Écrit par : Jacques Layani | mercredi, 15 mars 2006
Il y a eu des tentatives de publication des mangas durant les années 70, mais cela n'a pas vraiment pris pour plusieurs raisons vraiment économiques (manque de conviction de l'éditeur, faiblesse des moyens, livres ou revues mal positionnés et ne ciblant pas justement leur public). Or si le manga a pris son essort après la sortie des japoniaiseries du Club Dorothée, il a été alors clairement présenté comme du manga et non plus de la BD japonaise ou des comics faits au Japon. Cela aurait pris de toute manière, mais c'est aussi à ce moment-là que le mot manga a été utilisé. On réédite le coup pour la BD coréenne qui est certes bien différente de la japonaise tout en ayant beaucoup de points communs, mais on essaye de montrer sa particularité en utilisant le terme manwa.
Écrit par : Dominique | mercredi, 15 mars 2006
Le terme "manga" a été introduit par des dessins animés, ce qui a peu de choses à voir. Le terme japonais est en fait "anime". Le terme "manga" au Japon désigne exclusivement la bande-dessinée. Le dessinateur est un mangaka (pensez par exemple à karatéka).
Écrit par : LOBO | mercredi, 15 mars 2006
Oh ! mais je ne veux pas relancer le vieux débat sur la désignation exacte des mangas, d'autant qu'il est compliqué par la question du genre (la manga pour Boilet) ou celle du support, du sens de lecture, des différents types de récits. J'ai simplement remarqué que les BD japonaises ont connu le succès après les versions imprimées des Albator ou autres Chevaliers du Zodiaque, alors que des mangas étaient déjà édités bien avant mais sans que le mot manga soit mis en avant.
Écrit par : Dominique | mercredi, 15 mars 2006
Avec les restrictions d'usage, vous avez parfaitement raison.
Écrit par : LOBO | mercredi, 15 mars 2006
Jacques, vous êtes réducteur ; parmi les arts martiaux, il y a des noms coréens, chinois, thaïlandais...
Actuellement, il y a un regain d'intérêt pour le Taekwondo qui, si je ne m'abuse, nous vient du pays des matins calmes.
Écrit par : Ignare | jeudi, 16 mars 2006
L'intérêt récent pour la boxe thaïlandaise s'est accompagné de l'essort du nom Muay Thaï (deux fois plus d'occurrences dans Google). Quand des élèves m'ont parlé de ce sport, cela a été avec le nom thaïlandais que j'ai mis un temps à identifier, mais le nom français leur semblait incongru. Je suis content de vous voir de retour.
Écrit par : Dominique | jeudi, 16 mars 2006
Boxe thaïlandaise ! Comme vous y allez ! Si vous vous contentez de boxe thaï, ça vous en jette déjà plus pour le jeune qui veut s'bat'. Au temps où l'un de mes frères pratiquait ce qui ne s'appelait pas encore Muay Thaï, en tout cas par ici, le landaise avait déjà disparu.
Écrit par : Ignare | jeudi, 16 mars 2006
Tiens, bonjour, vous ! Bien content de vous savoir là, de nouveau.
Écrit par : Jacques Layani | jeudi, 16 mars 2006
Je consacre plus de temps à la recherche de nouveaux employeurs qu'à la participations aux blogs. Mais ça n'a pas empêché la consultation régulière.
Notons que l'Afrique a fourni récemment un art martial dont le nom m'échappe, sans parler de la "danse de combat" brésilienne, en fait art martial elle aussi, la capoeira.
Écrit par : Ignare | jeudi, 16 mars 2006
Mon frère est un fanatique des nombres fléchés, ce qui me donne une vague autorité pour dire que cela n'a pas tant que cela à voir avec le sudoku.
Le principal point fort du sudoki, c'est qu'aucun calcul n'est demandé: on pourait aussi bien jouer avec les 9 premières lettres de l'alphabet, et je sais que c'est un argument majeur en sa faveur, au moins outremanche ("no need to add!")
Les nombres fléchés, demandent de décomposer des nombres : 9(en deux cases)=1+8=2+7=3+6=4+5, qui se croise avec 2en deux cases=1+1.
On a donc 9=1+8, et ainsi de suite. Ca devient horrible quand on a des grands nombres décomposés en 4 ou 5 cases. C'est amusant, mais trop compliqué pour se faire debout dans le métro...
Écrit par : Abie | vendredi, 17 mars 2006
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C'est vrai que "kakuro", ça fait plus "chic" que "un chiffre unique"... mais le concept est quand même bon !
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Écrit par : sudoku | dimanche, 09 avril 2006
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