lundi, 30 janvier 2006
Le chemin
Tout paraît sans recours
Tout meurt tout se poursuit
La solitude pleure
Mais l'arbre vit
Et la graine en silence
se nourrit sans savoir
qu'elle est pour nous semence
Aveugle et sans espoir
elle vit son chemin
qui n'est que de croissance
Et n'a pas de projet
Rêve obscur qui se pense
Ne sachant même pas
qu'elle est toute espérance
Puissé-je en mon désert
être graine et connaître
ce même amour sans voix
Et cette voie sans pas
Georges Haldas
18:30 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note



Commentaires
Encore très beau, vraiment. Petite coquille à corriger dans le dernier vers.
Écrit par : Jacques Layani | lundi, 30 janvier 2006
Jacques : « Petite coquille à corriger dans le dernier vers. »
C'était pour compenser la syllabe manquante du quatrième vers.
De toute façon, un énorme merci à Dominique de nous (ce n'est pas celui de majesté, j'espère)avoir fait découvrir cet auteur. C'est de la vraie poésie.
Écrit par : Stéphane De Becker | lundi, 30 janvier 2006
Oui, c'est quelque chose de très authentique. Cette authenticité que, de plus en plus souvent, je désespère de trouver dans des livres préfabriqués. Ici, bravo.
Écrit par : Jacques Layani | lundi, 30 janvier 2006
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