lundi, 30 janvier 2006
Contrex et ville
Poursuivons les histoires d'eaux minérales. Il en est une qui a fait de sa dénomination géographique une marque : Contrexéville est devenue Contrex, mon partenaire minceur en 1954. Le slogan correspond à la cure d'amaigrissement. Le nom abrégé suit une formation populaire traditionnelle, mais il reprend aussi la terminaison sonore en -x d'un grand nombre d'autres produits. Lorsqu'on regarde le graphisme de la marque, on l'identifie à ses lettres de taille inégale. Cependant, ce graphisme n'est pas neuf : il reprend en fait les formes qui étaient utilisées juste après guerre comme on peut le voir sur cette affiche. Toutefois, la hampe du t a été réduite par la suite et le nom s'inscrit entre un C enveloppant et un X dynamique. Tout aussi intéressant, on constate que le rose d'origine a disparu. Ce rose rattachait l'eau bleue à la roche gréseuse des Vosges.
Le X de Contrex est devenu suffisamment significatif qu'il a entraîné une modification de la communication de la mairie de Contrexéville. Celle-ci présente un logo particulier sur son site. Ce logo a été élaboré il y a un an, il montre un C enveloppant et en forme de cours d'eau, un X penché imitant celui de la marque, le V majsucule en forme de jet d'eau est une reprise de l'ancien logo de la marque Contrexéville. Pour que l'identification de la ville à la marque soit plus forte encore, le e de liaison entre Contrex et ville est dans une couleur différente, ou encore il est abaissé sur le titre du magazine municipal. La marque ne tire plus son prestige du lieu, mais le lieu de la marque : c'est la ville de la Contrex. 
14:30 Publié dans Le français qui se fait | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note



Commentaires
Très intéressant, encore une fois. Cette note serait plus intéressante encore, disposée en deux paragraphes, par exemple. Hmm... Ainsi, visuellement, elle aurait la grâce de la femme-fleur de Villemot. Hmm, hmm...
Écrit par : Jacques Layani | lundi, 30 janvier 2006
Merci.
Écrit par : Jacques Layani | lundi, 30 janvier 2006
Hihi ! l'affiche de l'homme qui a les reins solides est mignonne comme tout ! (mais à ne pas mettre devant tous les yeux, bien sûur)
Écrit par : Papotine | lundi, 30 janvier 2006
Le billet a été publié dans la communauté des profs pornographes puisqu'on parlait d'X.
Écrit par : Dominique | lundi, 30 janvier 2006
Il était à Contrexéville
Un ignoble sergent de ville
Il était trop gras
Pour qu'il avalât
Du Théodore de Banville
Écrit par : Jacques Layani | lundi, 30 janvier 2006
Mais alors à Contrexéville
Un CRS bien inutile
Se mit à cogner
Manche après cognée
La porte de l'hôtel de ville
Écrit par : Jacques Layani | lundi, 30 janvier 2006
Ce qui fait qu'à Contrexéville
Pour ne pas contrarier l'édile
Les CRS fous
Montrent leur dessous
A tous les sergents de ville
Écrit par : Jacques Layani | lundi, 30 janvier 2006
Oui, je sais, le dernier vers est un heptasyllabe, et non un octosyllabe ainsi qu'il eût convenu.
Écrit par : Jacques Layani | lundi, 30 janvier 2006
Pour combler le trou de Jacques — si j'ose dire — on peut mettre « gais/gays » entre « tous » et
« les ».
Par exemple, hein !
Écrit par : Stéphane De Becker | lundi, 30 janvier 2006
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