mercredi, 18 janvier 2006

Anticlérical (17)

Il était jadis à Saint-Vrain

Un curé aux dons d'écrivain

Des plus réduits.

Mal lui en a cuit :

Ses livres furent du purin.   

Commentaires

Toutefois un jour à Paris
Un célèbre éditeur lui dit
Chez nous le purin
Ma foi se vend bien
N'auriez-vous pas un manuscrit

Écrit par : Jacques Layani | mercredi, 18 janvier 2006

Jacques, cela sent l'anecdote vécue et l'observation personnelle...

Écrit par : Dominique | mercredi, 18 janvier 2006

Hihi ! et sans ponctuation ! presqu'apollinairien !

Écrit par : Papotine | mercredi, 18 janvier 2006

Au Boulevard Édgard-Quinet
Habitait un curé distrait.
Quand la nuit tombait,
Sur un tabouret,
Il contemplait les feux follets...

Écrit par : Ponte Facto | mercredi, 18 janvier 2006

Ponte Facto : très mignons ces feux follets (et le tabouret !) mais pour qu'ils brillent plus il leur faut des rimes de limerick à la cire fraîcheur-de-nuit : aabba.

Écrit par : Papotine | mercredi, 18 janvier 2006

Papotine, ce sont des rimes aabba, sauf que dans le cas présent, a=b... C'est pas permis ?

Écrit par : Ponte Facto | mercredi, 18 janvier 2006

Évitant la rue d'la Gaîté,
Par les vivants trop fréquentée,
Il suivait le mur
Près des sépultures
Le coin est bon, bien abrité.

Écrit par : Ponte Facto | mercredi, 18 janvier 2006

Ben voilà, et c'est là qu'il installa son tabouret pour contempler les feux follets !

Écrit par : Papotine | mercredi, 18 janvier 2006

Le curé de Chaumont-Gistoux
Écrit des limericks fort doux
Pour ses deux maîtresses
Et leurs longues tresses
Mais seulement quand il est soul.

Écrit par : Stéphane De Becker | jeudi, 19 janvier 2006

Était jadis pas loin d'Honfleur
Un vieux curé un peu pêcheur.
Un jour de grand vent
Perdit son accent :
Il devint à jamais pécheur...

Écrit par : Ponte Facto | jeudi, 19 janvier 2006

Un jour, c'était à Pont-Audemer,
N'écoutant plus que Lucifer,
Sur une grosse morue,
J'ta son dévolu.
Dieu l'envoya vite en enfer

Écrit par : Ponte Facto | jeudi, 19 janvier 2006

Euh... Ponte Facto va encore se faire jeter par Papotine, s'il ne corrige pas ce "j'ta", foi de morue !

Écrit par : MiniPhasme | jeudi, 19 janvier 2006

Euh... Seul le Dominique tout puissant a pouvoir de correction sur son blogue. Le curé d'Honfleur, lui, a plutôt les foies. Sur le feu ne jetez donc point d'huile, MiniPhasme, il s'est déjà pour sa morue fait jeter en enfer...

Écrit par : Ponte Facto | jeudi, 19 janvier 2006

Non le "j'ta", ça va, puisque Ponte Facto dit clairement comment prononcer, hein. En revanche, le premier vers est trop long, sauf à écrire "Aud'mer" (Pont-Audemer : quel nom !)

Écrit par : Papotine | jeudi, 19 janvier 2006

J'ai toujours entendu les autochtones prononcer "Ponteau d'mer"...

Écrit par : Ponte Facto | jeudi, 19 janvier 2006

Papotine, je ne saurais assez vous recommander le site officiel de Pont-Audemer,
http://www.ville-pont-audemer.fr/html/pres.html

sur lequel vous pourrez constater que :

- cette charmante petite ville se vit attribuer "2 @ au Label villes Internet 2001, sous le Haut-Patronage du Ministère de la Ville." Ils ont loupé le 3ème @ de peu, pour avoir économisé la capitale à villes, probablement (ce que je peux être médisant, quand même...)

- les truffidés y portent avec un certain panache la mise en plis Louis XIV...

Écrit par : Ponte Facto | jeudi, 19 janvier 2006

Papotine en enfer !

Il me semble que le vers perd pied, si on laisse le « j’ta »
(5 au lieu de 6)
[bon, je fais bien de m’abstenir, moi]

Écrit par : MiniPhasme | jeudi, 19 janvier 2006

Mais c'est le but !

Sur un'gross'moru' (5)
J'ta son dévolu (5)

J'ai mis du temps à comprendre, mais le rythme diabolique est 8 8 5 5 8...

Écrit par : Ponte Facto | jeudi, 19 janvier 2006

Il y avait à Tiercé,
Un cureton qui s’exerçait :
Lorgnant la pouliche
Il se crut derviche,
On l’envoya à Aix herser !

[émotionnant, le premier limerick…]

Écrit par : MiniPhasme | jeudi, 19 janvier 2006

Chouette, MiniPhasme s'y met !
Sans toutefois vouloir être rabat-joie, votre premier vers... dites-vous Tierreucé ?

Écrit par : Ponte Facto | jeudi, 19 janvier 2006

Ponte Facto : "dites-vous Tierreucé ?"

Gagné !

Écrit par : MiniPhasme | jeudi, 19 janvier 2006

Dans l'ordreuh ?

Écrit par : Ponte Facto | jeudi, 19 janvier 2006

Mais dans le désordre : Ti-er-cé !

Écrit par : MiniPhasme | jeudi, 19 janvier 2006

Ah zut, vous m'avez grillée dans cette course !

Écrit par : MiniPhasme | jeudi, 19 janvier 2006

N'aurais-je su prononcer Tiercé ? [n'aurai-j'su... et Tier-cé]
Se disait notre ami curé.
À la Sainte-Victoire,
Dieu, quelle pataugeoire !
On l'envoya pour expier.

Écrit par : Ponte Facto | jeudi, 19 janvier 2006

C'est là que vit un loup-garou,
Le Caragaï de Cagoglou.
Dès la nuit tombée,
Pas de simagrées,
Il est là pour vous tordre le cou.

Écrit par : Ponte Facto | jeudi, 19 janvier 2006

Oui mais un jour à Champignac
Sifflant un verre de cognac
Le même curé
Se prit à jurer
Le nom de Dieu en faisant couac

Écrit par : Jacques Layani | jeudi, 19 janvier 2006

Miniphasme : bravo pour le premier limerick polynéoptère !
Ponte Facto : vous avez le cou long !
Quant à la page que vous indiquez, je retiens surtout l'épagneul ! "Vous recherchez un chien original, facile à élever, chasseur (ou sportif), infatigable, bon compagnon, vous voulez participer à la sauvegarde d’une race du Patrimoine et à la Bio diversité, l’Epagneul de Pont-Audemer est fait pour vous."

Écrit par : Papotine | jeudi, 19 janvier 2006

Voulez-vous dire que ce cornac
Ne supportait pas l'Armagnac ?
Allant chez Pacôme
Porter un biscôme,
Le voilà qui fait dans son frac.

Écrit par : Ponte Facto | jeudi, 19 janvier 2006

Papotine, quand les vers semblent trop long, c'est qu'il faut leur tordr'le cou...
En ce qui concerne l'épagneul, la notice d'emballage doit certainement commencer par : "Félicitations, vous avez acquis un Épagneul(tm) de Pont-Audemer(R)(C) et nous vous en remercions ! Il vous procurera le plus grand plaisir si vous le promenez 3 fois par jour et le nourrissez tous les soirs de Pedigree(TM) Pal(R)(C)" puis, en petit, plus loin, l'inévitable "ce chien peut sentir lorsqu'il est mouillé"...

Écrit par : Ponte Facto | jeudi, 19 janvier 2006

Ponte Facto : si vous écrivez avec l'accent pointu, j'en perds ma limerickoreille.
Pour la notice (pouah, et pas que mouillé en plus !).

Écrit par : Papotine | jeudi, 19 janvier 2006

Accent pointu ?? Turlututu !

Écrit par : Ponte Facto | jeudi, 19 janvier 2006

Pour le prochain cocktail, toujours à propos de l'épagneul :
"grâce au travail acharné de quelques éleveurs éclairs et passionnés"...

Vous noterez que :
"Son aspect est tout à fait original : sa tête semble coiffée d’une perruque qui lui donne un aspect particulier."
Si un jour vous avez besoin d'une litote, vous savez où la trouver...
"Son bonheur et son bien-être sont complets, si on lui permet d’aller à l’eau"... traduisez par "à chaque promenade, on fait trempette dans tout ce qui mouille. Puis on revient vers son maî-maître pour s'ébrouer."
Comme on met 3 heures pour sécher (sur le canapé, bien entendu), la maison prend un petit air rustique...

Écrit par : Ponte Facto | jeudi, 19 janvier 2006

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