mardi, 17 janvier 2006

Anticlérical (15)

Il y avait à Saint-Utin

Un curé soignant le gratin :

Chaque sermon qui

Touchait les marquis

Gonflait un peu plus son butin.

Commentaires

Et ce curé de Saint-Utin
Qui n'était pas menu fretin
Etait typographe
Peignant la girafe
Avec un demi-cadratin

Écrit par : Jacques Layani | mardi, 17 janvier 2006

sourires pas mal

Écrit par : Emma | mardi, 17 janvier 2006

Il y avait à Solalex
Un vieux pasteur un peu bouché.
Aux vaches il préchait
Parfois en anglais,
Ça les empêchait pas d'brouter...


Solalex : Toponyme signifiant « sous la paroi », formé avec le préfixe patois so-, sou-, latin tardif subtus, latin sub, « sous, en-dessous » et Lex, « paroi ».
Pâturage situé sous le Miroir de l'Argentine...

Écrit par : Ponte Facto | mardi, 17 janvier 2006

Ah ah ! cela indiquera la prononciation francoprovençale des finales x ou z, ce qui n'était pas tout à fait clair pour le Sex des Branlettes. (Je suppose que la simple mention de ces mots me vaudra un doublement de mon taux d'audience ou de référencement.)

Écrit par : Dominique | mardi, 17 janvier 2006

Il y avait à Saint-Julien
Un très beau curé âpre au gain.
Vint la quête : quel charme !
La plupart des dames
Portaient billets entre leurs seins !

Écrit par : Papotine | mardi, 17 janvier 2006

Dominique : Ah ah ! cela indiquera la prononciation francoprovençale des finales x ou z, ce qui n'était pas tout à fait clair pour le Sex des Branlettes

Allons !? Je me cite : "le Sex ou Scex [prononcer sé dans les deux cas]".

Les consonnes terminales x et z, non-prononcées, ferment généralement la voyelle qui les précède, tout comme t les ouvre. En français hexagonal (j'en exclus la Savoie puisqu'elle est francoprovençale) on ne trouve probablement que nez et chez dont le z soit "muet", du moins dans la prononciation actuelle.

Dans les noms propres en -az, -oz, -ez, -uz, etc. la voyelle, patoisante, n'était traditionnellement pas non plus prononcée : Anzeindaz se dit en réalité Anzeinde, Neindaz se dit Neinde, la Forclaz la Forcle, etc.
De plus en plus de gens prononcent cependant la voyelle et, si vous le faites, personne ne vous regardera de travers. Beaucoup de noms sonnent mieux, aussi, avec leur voyelle.

En revanche, si vous vous aventurez à prononcer les x ou les z finaux, je ne réponds pas de vous... c'est comme de parler d'Antwerpen à un Wallon.

Même TF1 et F2 ont arrêté, depuis 5 ou 6 ans, de parler de Chamonixe et d'Avoriaze... mais d'ici à ce qu'ils arrivent à prononcer Château d'Oex, j'ai encore le temps de devenir champion de limerick.

Écrit par : Ponte Facto | mardi, 17 janvier 2006

Et, en outre, on a en fait la renaissance d'une rime typique du XVIIe s. où on associait âme et arme, dame et larme, tout simplement parce que l'instabilité et l'amuïssement du r apical rendaient les deux séquences identiques à l'oreille.

Écrit par : Dominique | mardi, 17 janvier 2006

Il était au dix-septième
Un rimeur de beaux poèmes
Qui avait un cal
Sur l'r apical
Il amuïssait ses "je t'aime"

Écrit par : Jacques Layani | mercredi, 18 janvier 2006

Ah ah ! Jacques ! excellent !!

Écrit par : Papotine | mercredi, 18 janvier 2006

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