lundi, 21 novembre 2005
Das Schloß Boncourt
Ich träum' als Kind mich zurücke
Und schüttle mein greises Haupt;
Wie sucht ihr mich heim, ihr Bilder,
Die lang' ich vergessen geglaubt?
Hoch ragt aus schatt'gen Gehegen
Ein schimmerndes Schloß hervor,
Ich kenne die Türme, die Zinnen,
Die steinerne Brücke, das Thor.
Es schauen vom Wappenschilde
Die Löwen so traulich mich an,
Ich grüße die alten Bekannten
Und eile den Burghof hinan.
Dort liegt die Sphinx am Brunnen
Dort grünt der Feigenbaum,
Dort, hinter diesen Fenstern,
Verträumt' ich den ersten Traum.
Ich tret' in die Burgkapelle
Und suche des Ahnherrn Grab
Dort ist's, dort hängt vom Pfeiler
Das alte Gewaffen herab.
Noch lesen umflort die Augen
Die Züge der Inschrift nicht,
Wie hell durch die bunten Scheiben
Das Licht darüber auch bricht.
So stehst du, o Schloß meiner Väter,
Mir treu und fest in dem Sinn
Und bist von der Erde verschwunden,
Der Pflug geht über dich hin.
Sei fruchtbar, o teurer Boden,
Ich segne dich mild und gerührt
Und segn' ihn zwiefach, wer immer
Den Pflug nun über dich führt.
Ich aber will auf mich raffen,
Mein Saitenspiel in der Hand,
Die Weiten der Erde durchschweifen
Und singen von Land zu Land.
Louis Charles Adelaïde Chamisso de Boncourt, ou Adelbert von Chamisso
20:17 Publié dans Ombres de la campagne | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note



Commentaires
Je serais bien incapable de traduire ce poème, très agréable à lire au demeurant. Il chante.
Écrit par : Sylvie | lundi, 21 novembre 2005
Ben moi je ne peux pas le lire, et encore moins le chanter !
Écrit par : Papotine | lundi, 21 novembre 2005
Si je m'appelais lamkyre, je le passerais au traducteur automatique de Google.
Mais ce serait dommage, je crois.
Écrit par : Sylvie | lundi, 21 novembre 2005
J'ai passé le texte au traducteur de Google, mais le résultat est vraiment trop affreux, je ne peux pas le reproduire ici.
Il y a des limites à tout.
Écrit par : Sylvie | lundi, 21 novembre 2005
Hum. J'ai une traduction des quatre premiers quatrains seulement :
En rêve, je reviens vers mon enfance,
Et je hoche ma tête chenue ;
Comment m'avez-vous rejoint, images
Que je croyais depuis longtemps oubliées ?
Pointant hors des taillis ombreux
S'élève un château scintillant ;
J'en connais les tours, les créneaux,
Le pont de pierre, le portail.
Sur l'écusson qui porte mes armes
Les lions me regardent si familièrement,
Je salue ces vieux amis
Et monte en hâte vers la cour.
Là, le sphynx est couché près du puits,
Là verdit le figuier,
Là, derrière ces fenêtres,
J'ai rêvé mon premier rêve...
Écrit par : Dominique | lundi, 21 novembre 2005
Puisque vous le demandez, voici la traduction de Google :
La serrure des Boncourt moi rêver 'en tant qu'enfant moi zuruecke et secoue ma personne âgée tête; Comment leur la maison me cherche-t-elle, lui les images que 'j'oublie longtemps cru? Une serrure brillante dépasse haut, moi connaît les tours, les Zinnen, le pont en pierre, le Thor des enceintes schatt'gen. considérer du signe des lions moi, moi saluer si traulich les vieilles connaissances et dépêche la cour de château hinan. Là, celui se trouve un sphinx au puits verdit là là le figuier, derrière ces fenêtres, Vertraeumt 'moi le premier rêve. * je tret 'dans le la chapelle et chercher le monsieur la tombe là ist's, là accrocher vom de la colonne le vieux Gewaffen vers le bas. Umflort ne lisent encore pas les yeux ceux guidaient l'inscription, à quel point par les glaces de couleur vive la lumière casse lumineux aussi à ce sujet. Ainsi, tu es fidèlement et solidement, o serrure de mes pères, moi dans le sens et as disparu de la terre, vais la charrue sur te. Le o est fructueux le sol coûteux, moi bénit avec douceur t'et ému et bénissait 'lui zwiefach celui qui conduit toujours maintenant la charrue sur te. Je veux toutefois jeu de chaîne raffen et mon dans la main que des largeurs chantent à la terre durchschweifen et d'un pays à l'autre sur moi. Louis Charles Adelaiede Chamisso de Boncourt, ou Adelbert des Chamisso
J'ai honte...
Écrit par : Sylvie | lundi, 21 novembre 2005
Ce poème inaugure une nouvelle catégorie de textes (dans laquelle je flanquerai aussi les Ursulines ou les Pays des Morin de Paul Fort quand j'aurai trouvé comment faire deux catégories à la fois). Des textes de grands écrivains, comme toujours, mais des textes parlant d'un pays, mon pays qui est aussi le pays des autres. Chamisso, auteur né français et chantant en allemand d'un pays à un autre pays ou chantant à propos d'un pays à partir d'un autre pays, me semble être une figure assez exemplaire d'un enracinement dans l'Europe entière – et je regrette l'oubli, la négligence, l'indifférence à son égard dans ma bonne cité.
Écrit par : Dominique | lundi, 21 novembre 2005
Merci pour la traduction ! j'aime beaucoup le dernier quatrain (traduit) "là... et là": chacun de nous peut le dire de son pays.
Écrit par : Papotine | lundi, 21 novembre 2005
"Là, le sphynx est couché près du puits,"
Il me semblait pourtant familier dans le texte allemand !
(snyf)
Écrit par : MiniPhasme | mardi, 22 novembre 2005
Sylvie: "j'ai honte..."
Vous êtes sévère, la tâche ici était vraiment impossible! L'ordre habituel des mots est sans cesse chamboulé, en raison des contraintes prosodiques. Par exemple, à la phrase: 'Ich aber will auf mich raffen', j'ai eu un moment d'hésitation, croyant tout d'abord que 'auf mich' était la préposition 'auf' suivi d'un pronom à l'accusatif (l'ordre habituel est 'ich aber will mich aufraffen). Décortiquer correctement ce genre de textes pour les traduire ensuite est au-dessus des forces de n'importe quelle machine actuelle.
Écrit par : Torsade de Pointes | mardi, 22 novembre 2005
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