dimanche, 06 novembre 2005

Soupe à la basilique

« Les portes vertes des chambres, le trou béant du grenier au-dessus, le mur du fond qui s'enfonçait légèrement où trônait autrefois l'antique métier à tisser de la grand-mère puis de la vieille tante, la fenêtre grillagée de la cuisine avec ses pots de basilique, tout, choses et lieux, marbre et plantes, jusqu'aux pierres, jusqu'aux fleurs, Nfissa s'en persuada dans un regard lent : ils l'accueillaient de leur fidélité imperméable. »

Assia Djebar, les Alouettes naïves, 10-18, p. 20. (Je me suis arrêté là pour l'instant dans ma lecture.)

 

Nous avons déjà évoqué le basilic comme un animal légendaire et comme lézard dans cette note. En effet, la bestiole est moins connue que la plante et le condiment, mais l'un et l'autre n'ont pas le même genre, ni la même orthographe que la basilique ou monument. Je précise qu'Assia Djebar a été élue récemment à l'Académie française.  

Commentaires

J'ai justement rencontré le mot "basilic" comme désignant une sorte de serpent dans Harry Potter (je rattrape mes lacunes... ;-) ce que je trouvai fort fantaisiste de prime abord.

Grâce à vous, je saurai maintenant que ce n'est pas une pure invention de J. K. Rowling ou de son traducteur (J. F. Ménard).

Écrit par : Frédérique | dimanche, 06 novembre 2005

Frédérique : « J'ai justement rencontré le mot "basilic" comme désignant une sorte de serpent. »

Dans le même contexte, je songe à Cléopâtre et à son aspic. Je ne vois pas d'autres noms d'ophidiens se terminant en /ic/.

Écrit par : Stéphane De Becker | dimanche, 06 novembre 2005

Le lombric s'en rapproche par sa forme.

Sinon il y a d'autres bestioles : porc-épic, pic (vous savez, l'oiseau).
Et toutes sortes de loustics !

Dans Harry Potter, le basilic a le pouvoir de tuer celui qui croise son regard, ce que confirme le Petit Robert.

Écrit par : Frédérique | mercredi, 09 novembre 2005

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