mercredi, 24 août 2005
Aller à Monaco
Ne pas se soigner comme il faudrait, se montrer négligent avec sa santé.
Longtemps, cette expression laissa les linguistes perplexes. En quoi la capitale monégasque, connue au contraire pour son climat tonique, pouvait-elle présenter un inconvénient pour la santé ? Après des années de recherches infructueuses, nous avons découvert l'interprétation la plus vraisemblable. Le Larousse Illustré de 1924 définit ainsi Monaco : « Station d'hiver dont le climat est analogue à celui de Nice, mais trop fréquentée par les mondains pour que les malades y trouvent le repos nécessaire à leur état. » Ainsi, tout s'éclaire.
Les malades voudraient que nous accomplissions des miracles, aussi est-il inutile de leur expliquer que les médecins que nous sommes ne font que ce qu'ils peuvent : ils nous accuseraient de mensonge. Je me demande si, finalement, je ne préfère pas ceux qui accumulent les imprudences et vont à Monaco toute l'année.
Axel Munthe, Mon île
Louise L. Lambrichs
11:22 Publié dans Les hésitations du langage et de l'esprit | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



Commentaires
Sans avoir lu votre explication, je me serais dit que lorsqu'on est à Monaco, on ne se repose pas ! On sort, on boit, on fume, on joue, on danse, on rentre aux petites heures. Un peu l'image que j'ai eue de la vie de la famille dans "Bonjour Tristesse".
Écrit par : joye | mercredi, 24 août 2005
Joye : « lorsqu'on est à Monaco, on ne se repose pas ! On sort, on boit, on fume, on joue, on danse, on rentre aux petites heures. »
Je voudrais bien savoir qui usurpe ainsi l'identité d'une honorable Iowaienne, Belge d'honneur par surcroît. Que fait la police ?
Écrit par : Stéphane De Becker | mercredi, 24 août 2005
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