jeudi, 30 juin 2005
Illécébrances
« L'ardennaise, l'anglaise, la médiévale, l'hugolienne, la parnassienne, la collégienne, la rabelaisienne, la latine, toutes les musiques populaires, érudites et néologiques entrent dans son jargon quotidien sous forme d'apothéose ou de parodie. Il médite de «badines vinginces» et réclame le «silince». Il «voillage vertigineusement». Il cherche «les nuinces du khoeur humain». Tel écrivain est par lui «piédanculifié». Un perchoir est un «perchechoir» ; les employés, les «empleloyés» ; l'Angleterre, «ceste isle sonnante» ; un volume, un «volumphe» et les vers, des «verses». Rimbaud est tantôt Rimbe, tantôt l'Autre, tantôt Rimbal, tantôt Machin. Paris est Parompe, Charleville, Charlepompe, et Arras, Artichas. »
Ces mots sont dans la correspondance de Verlaine :
09:55 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
2005-06-30 06:47:11
lamkyre
Cet article me fait un effet paradoxal : au lieu de sa correspondance, j'ai tout à coup terriblement envie de lire la poésie de Verlaine.
Aviez-vous déjà Boÿs dans votre collection de ÿ ?
2005-06-30 08:45:45
Dominique
Méfiez-vous, il existe aussi une poésie assez ordurière chez Verlaine – mais il faut la chercher vraiment...
Oh oh ! Je vois que la famille du Boÿs s'est particulièrement illustrée en littérature et au théâtre. Voilà un bel exemple. En outre, je pourrai renvoyer à la commune franc-comtoise en question.
Écrit par : Commentaires | samedi, 17 juin 2006
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